La reproduction du beagle

Le choix des reproducteurs

la reproduction du beagle

De cela aussi vous devez prendre soin. Ainsi certains croisements sont strictement interdits par la SCC, par exemple le croisement d’un Teckel à poil ras ou dur avec un Teckel à poil long. Il en est ainsi pour de nombreuses races.

Règle de base : Choisir des reproducteurs dont vous aurez minutieusement étudié la généalogie, eux-mêmes devant avoir des ascendants de très grande qualité. En effet, un chien peut sembler parfait, mais transmettre un caractère anormal provenant d’une des souches originelles. En d’autres termes, il arrive qu’un bâtard soit très beau et conforme aux normes du standard. C’est ce qu’on appelle un phénotype (par opposition aux génotypes de souches absolument pures).

Un phénotype transmettra le défaut dont, par hasard, lui-même n’est pas affecté. Il engendrera des portées hétérogènes.

Autre règle : Se méfier d’une excessive consanguinité qui, à la longue, donne lieu à des phénomènes de dégénérescence. Enfin, il ne faut accoupler que des chiens confirmés, faute de quoi leurs descendants ne pourraient pas être inscrits au LOF.

La saillie

Problème de l’âge

Ni le chien ni la chienne ne doivent s’accoupler avant l’âge adulte, soit quinze mois. En effet, si une chienne a ses premières chaleurs entre huit et douze mois et si elle a déjà atteint son aspect adulte à dix mois, il n’est pas désirable de la laisser porter quatre à six chiots, car la consolidation de son squelette n’est pas terminée. Mieux vaut donc attendre les troisièmes chaleurs.

Par ailleurs on ne peut juger avant l’âge adulte de la valeur d’un chien en tant que reproducteur.

Problèmes administratifs

La saillie doit être déclarée dans les quatre semaines à la SCC. Il existe des imprimés spéciaux. (La naissance sera déclarée dans les quinze jours.)

Les chaleurs

Les chiennes entrent en chaleur environ deux fois par an, soit tous les six mois. Cette période dure deux à trois semaines.

Manifestations : les chiennes sont nerveuses, peuvent perdre l’appétit et elles attirent les mâles du voisinage. Attention. Il se produit d’autre part un écoulement de liquide muqueux et sanguinolent.

Dates à respecter : Pour une chienne, la saillie doit avoir lieu entre le neuvième et le treizième jour à dater du début de l’écoulement. Ces quatre jours sont en général les plus favorables à la fécondation.

Démarche à suivre

Il faut alors mettre la chienne en présence du reproducteur choisi. La première fois, il se peut qu’il y ait quelques difficultés et en cas de bagarre il faudra intervenir. Mais, en règle générale, il suffit de laisser les chiens enfermés pendant une heure ou deux. Dans certains cas, si l’on n’est pas sûr que la chienne soit fécondée, une seconde saillie peut avoir lieu deux ou trois jours plus tard.

Remarques

Il est absolument normal qu’après la saillie les époux restent accouplés pendant un quart d’heure ! Il ne faut en aucun cas les séparer avec brutalité. Après la saillie avec un reproducteur choisi, il importe de surveiller la chienne, voire de l’enfermer pendant quelques jours, afin de ne pas risquer une autre saillie inopportune.

Au cas où la chienne aurait été fécondée deux jours après la première saillie par un autre mâle que le reproducteur choisi, elle risquerait de donner naissance à quelques bâtards. On peut alors demander au vétérinaire de pratiquer un avortement par piqûres, la première sept jours après l’accouplement.

La gestation

La durée de la gestation est de 58 à 62 jours.

Manifestations

L’état gravide ne se manifeste pas pendant les six premières semaines. L’état de la chienne n’apparaît que vers le 40e jour ventre grossit ; les mamelles se gonflent peu à peu ; la démarche s’alourdit. Il ne faut pas oublier qu’elle va mettre au monde, suivant sa taille, de quatre à six chiots de 200 g en moyenne. Ces chiffres varient naturellement selon la taille des chiens.

Plus tard, la chienne va commencer à manifester inquiétude et nervosité, et ses mamelles vont sécréter un liquide séreux, le colostrum. Il faut d’ores et déjà lui préparer le coin où elle pourra mettre bas. Quelques signes annoncent la mise bas (ils seront moins les mamelles se marqués chez une chienne qui a déjà porté) durcissent, la vulve se tuméfie, enfin et surtout la chienne commence à souffrir.

Les soins à prodiguer pendant l’état gravide

Au cours des neuf semaines de la gestation, l’appétit de la chienne ira croissant et il faudra veiller qualitativement à ses besoins alimentaires :Vous devrez, en particulier, augmenter sa ration de viande. De même, vous pourrez lui donner un peu de sucre et davantage de lait et de fromages en raison de l’apport calcique qu’ils représentent. Le carnicomplex est mêlé chaque jour à la nourriture ainsi qu’un complément riche en calcium conseillé par le vétérinaire.

Très important : La chienne gestante doit prendre de l’exercice. Ceci est une absolue nécessité. Il faut lui laisser le soin de se restreindre elle-même sur ce plan quand elle en ressentira le besoin.

La mise bas

La température descend à 37°C, vingt-quatre heures avant le commencement du « travail » et remonte à 380 avant les contractions.

La chienne va s’étendre sur la couche qui lui a été préparée dans un coin chaud et tranquille. Elle lacère souvent son coussin ou la couverture. Après qu’elle a lâché les eaux, apparaît le premier chiot.

Les autres chiots apparaîtront toutes les demi-heures environ. La mère expulse généralement sans problème, et l’intervention du vétérinaire est rarement nécessaire. Toutefois, il est bon de se rendre d’urgence chez le vétérinaire si la mise bas est longue et si les contractions sont faibles et sans résultat. Il effectuera alors une « césarienne ».

Les chiots sont expulsés avec leurs membranes, sorte d’enveloppe protectrice que la mère mangera en même temps que les placentas. C’est encore la mère qui rompra les cordons ombilicaux. Vous pourrez les ligaturer si l’un d’eux saigne.

Ensuite, quand la mise bas est terminée, il faut remettre les bébés à leur maman et s’efforcer de les faire téter le plus rapidement possible. N’allez pas tripoter sans arrêt les petits et interrompre les tétées. Laissez la nichée tranquille, la mère a besoin de calme. Ne pas laisser trop de jeunes, quatre maximum, normalement.

Si un bébé pleure, il risque d’être malade ou de ne pas téter. Veillez à ce que la mère ait du lait et qu’il ne soit pas défectueux. Obliger la maman à se nourrir et à boire abondamment, elle doit également prendre de l’exercice.